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 Rencontre mouvementée (pv.Lune)

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Achak Haven
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MessageSujet: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Dim 15 Juil - 19:19

Connaissez-vous ce sentiment qui vous accable après une dure journée de labeur? Ce sentiment si oppressant qui vous donne l'impression d'étouffer, d'être écrasé par le poids du monde, à tel point qu'on a juste envie d'hurler: Stop, ça suffit! ?

Pour moi, ces jours ne sont pas fréquents. J'aime ce que je fais et je m'y attelle avec discipline, mais dès fois le moteur nécessite repos. Aujourd'hui n'était dès lors pas de bonne augure. Je me suis levé avec du retard et je compris que pour le reste ça allait mal se terminer. Un malheur suivant un autre, j'étais un obstacle pour Gran' dans la boutique cassant pot sur pot. Bref, dans la vie courante on qualifie cela de: journée de m****.

Aussi rare que cela était, je souhaitais que cette journée se termine rapidement. A 18 heures, je ne faisais plus que de rester assis dans mon coin maugréant sur ma triste vie.
Gran', ému par ma maladresse, m'envoya un sourire bienveillant.
"Des journées comme ça, tu en auras pleins, le plus tôt que tu l'acceptes, mieux ça sera." J'émis un petit grognement, mon moyen de communication primitif lorsque j'étais dans un tel état. Gran' ne se laissa pas désamorcer.

"La journée n'a pas encore touché à sa fin. Pourquoi ne vas-tu pas cueillir des orties et autres plantes dans la forêt d'à côté? Je dois faire des réserves."

Je n'étais pas vraiment enchanté de cette corvée. J'aurai préféré qu'on me laisse tout simplement tranquille. Je pris le regard blasé de l'ado en pleine rébellion, mais Gran' continua à me sourire chaleureusement. C'était une technique imbattable qui aussitôt me donna des sentiments de culpabilité. Obligé de battre en retraite, je ripostai avec un légendaire roulement des yeux....pour au moins me retirer avec les honneurs.

Défait, je sortis de la maison direction bois.

"Et surtout ne te perd pas, fils."

Je lui vociférai que ce n'était pas dans mes habitudes, mais notre petite querelle (si s'en était une) venait déjà d'être oublié. J'étais son petit-fils, mais dans certaine situation Gran' me considérait comme son fils, moi aussi, je le considérai comme un père....

Apaisé, j'entamais le chemin naturel menant à la forêt. Aujourd'hui n'était pas une bonne journée, je me méfiais donc des présages et pour commencer je décidai de ne pas quitter le sentier...pour vraiment ne pas me perdre.
La forêt n'était pas si grande que cela, je la connaissais bien et je savais que non loin se trouvait la fameuse Maison de la Nuit, l'internant des futures vampires.

Très vite je finis par repérer certaines plantes. Après avoir ramassé divers sortes d'orties, j'eus la chance de tomber sur des fleur de fraises sauvages. C'était une chance inespéré notamment pour cette saison. Ces fleurs avaient des vertus intéressantes notamment en ce qui concerne la digestion.

Je me dépêchais de les cueillir. Légèrement grisé par cette découverte, je quittais le sentier pour m'enfoncer un peu plus dans la forêt. Il commença à faire plus sombre notamment parce que les arbres étaient très denses. Je n'y prêtais pas attention et ramassa tout un bouquet.

C'est à ce moment là que le mauvais sort d'aujourd'hui décida à nouveau de frapper. Ne prêtant pas attention à mon entourage comme je l'aurai du, je me pris un pied dans une racine d'arbre et perdis de suite l'équilibre. J'essayais de me rattraper à une branche, mais cette dernière se romps face à mon poids. Je n'eus d'autre choix que de tomber. La chute était telle que je fis un roulement sur moi et tomba droit dans des orties.
Je ne vous parle pas de mon état.

Je me redressais. J'avais quelques douleurs sur le dos et la main ainsi que quelques griffures. Demain s'ajouteront sans aucun doute des hématomes. Les orties qui avaient piqué mon visage me grattait horriblement et j'avais des feuilles dans mes cheveux.... bref, à ce moment même j'aurai du être comparable à Big foot.

Cependant ce qui m'affligea le plus c'était l'énorme déchirure dans mon jeans. Une coupure nette se distinguait sur ma jambe et qui après quelques minutes se mit aussi à saigner. Je me rendis aussi compte de la douleur à cette endroit.

C'en était trop. J'avais trop donné aujourd'hui pour encore garder mon calme. Persuadé d'être seul je me mis à hurler tel une bête en rage.

- Mais c'est pas vrai. J'en ai marre de tout ça, merde, merde et encore merde!!!!

Je jurais comme un dément persuadé à ce moment même que la vie était tout simplement injuste. D'habitude j'étais calme et ces accès de colère était très rare. Je n'étais pas un sanguinaire, mais dès fois mon esprit avait besoin de se libérer un peu. Je commençais d'ailleurs à me sentir un peu mieux vu les circonstances.
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Lune Wilson
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Mar 24 Juil - 0:44

17H30. J’ouvrai brusquement les yeux et me levai en un sursaut. Portant une main à mon front perlé de sueur, je soupirai. Ces nuits insupportables se répétaient. Mon sommeil était bien trop léger et lorsque je fermais enfin les yeux, c’était pour me retrouver dans un monde que j’avais toujours redouté. Ces cauchemars perpétuels m’effrayaient, me fatiguaient : j’étais épuisée, mais la peur m’empêcher de dormir. Je tournai la tête, espérant ne pas avoir réveillé une de mes seules amies, Akasha, et fus agréablement surprise de la voir étendu sur un lit à présent dénué de couette. Ses cheveux flamboyants s’étalaient sur le coussin blanc et dans ce silence profond, je percevais son souffle : calme, lent et doux. Il était bien trop tôt pour se lever, mais j’avais besoin de sentir une brise fraîche caresser mes cheveux, prendre une grande respiration comme pour balayer mes sombres pensés d’un coup de vent.

Je pris une douche rapide et glacée pour me préparer au froid qui m’attendait. Sans attendre, je m’habillai d’un jean et d’un tee-shirt long qui avait appartenu à un de mes cousins fans de surf. Mes cheveux n’étaient pas coiffés, je ne pris pas la peine de les ramener en chignon pensant qu’ils réchaufferaient mon cou. Juste avant de sortir, je m’arrêtai face à ma guitare. J’hésitai un moment avant de l’embarquer avec moi et d’ouvrir la porte doucement pour ne pas réveiller ma colocataire.

Enfin dehors, je respirais un bon coup satisfaite par la légère brise qui faisait bruisser les vieilles feuilles des arbres de la cour. Je savais tout de l’interdiction qui refusait au élèves de sortir seuls et à des heures pareilles, mais je m’en foutais. Je ne me ferais pas punir car je ne me ferais pas avoir. La discrétion, ça me connaissait et plus je sortais pour apaiser ma soit disant claustrophobie, moins on me voyait.

Inconsciemment, je me dirigeai vers la forêt, surement parce que son silence profond et effrayant m’attirait. Il commençait à faire sombre et une heure avait bien du passé. De ma main libre, je caressais les troncs des arbres, frôlais les feuilles de quelques buissons, essayant de me concentrer sur la fraîcheur et la douceur de leurs peaux. Les nuages dévoilaient un joli croissant de lune que j’observais longuement. Allez savoir pourquoi mes parents m’avaient appelé ainsi, et pourquoi je me sentais si proche de la nuit (mis appart ma transformation). Je n’avais jamais vraiment aimé le soleil, le ciel bleu clair et tout le tralala et ainsi, je restais scotchée au bleu nuit qu’affirmait la nuit et ses étoiles scintillantes.

J’avais longuement marché et m’étais bien trop éloigné de l’école, mais cela me faisait du bien. Chaque soir, je m’enfonçais un peu plus dans la forêt, consciente du danger que je prenais. Lorsqu’enfin j’apercevais un peu de lumière, je m’approchais curieusement de l’endroit, lorsque :

- Mais c'est pas vrai. J'en ai marre de tout ça, merde, merde et encore merde!!!!

Je me cachai derrière un grand arbre et observais un jeune homme, humain. J’écarquillai les
yeux pour mesurer le garçon. Il était bien battit et arborait de long cheveux sombres et emmêlés par quelques feuilles égarées. Je pouvais percevoir dans la pénombre, son jean déchiré en une ligne bien tracée d’où s’en échappaient quelques gouttes de sang, j’en déduisais qu’il était tombé? Je n’étais décidemment pas la seule à en avoir marre. Mais marre de quoi ? Je l’ignorais. Je passais parfois des journées entières à penser que tout ce que nous vivions était insignifiant, que quoique nous puissions faire, rien ne changerait. Je serais condamnée à vivre seule, dénuée de sentiment, sans penser à ce qui ait pu m’arriver et comment j’ai pu m’en remettre, parce que d’ailleurs, je ne m’en étais pas remise.
J’oublier c’était tout, je n’essayais pas vraiment d’aller mieux, je me contentais de vivre. Mais depuis quelques heures, cela venait de changer. C’est fou comment une rencontre peu bouleverser les sentiments et la façon de voir les choses, surtout si cette personne n’est autre qu’une jument. La plus belle des juments, la seule qui pouvait comprendre ce que je ressentais. C’était compliqué et j’ignorais si un humain pouvait le comprendre, moi en tout cas je l’avais compris.

Je sortais de mes pensées celles qui me soufflaient que jamais je ne quitterais Shana. Puis, je m’approchais du garçon, arborant un air indifférent que je ressentais vraiment. J’avais posé ma guitare contre l’arbre et observait le jeune homme de mes yeux bruns. Mes cheveux ébouriffés d’un blond sauvage tombaient en cascade sur mes épaules. Je n’écoutais que mon instinct et me plaçai face à lui. Lorsqu’enfin nos yeux sombres se croisèrent, je portais ma main à ses cheveux sans rien dire. J’enlevais quelques feuilles de sa crinière en une caresse légère sans fuir son regard brun, surpris. Je n’avais pas caché ma marque, mais j’avais un petit miroir et un fond de teint dans ma poche. Je n’espérais même pas que le garçon comprenne, ni qu’il aime les novices, je m’en fichais encore une fois. Il pouvait penser, dire et faire ce qu’il souhaitait sans s’inquiéter du regard des autres, après tout, c’était bien ce que je faisais moi.

Je ne savais pas du tout ce que j’essayais de faire, le vent m’avait porté jusqu’à lui, peut-être pour que je l’aide à aller mieux, peut-être pour qu’il m’aide à aller mieux.


Dernière édition par Lune Wilson le Dim 26 Aoû - 3:18, édité 1 fois
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Achak Haven
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Sam 18 Aoû - 21:33

Alors que j'étais en train de me lamenter à vive voix sur mon triste sort, je perçu un bruit. Alerté, je tournais autour de moi, mais rien ne surgit. Je finis par hausser les épaules et grognait encore sur mon jeans foutu.

C'est à ce moment là qu'elle m'apparut. Calme et pas du tout concerné, une jeune fille sortit de nulle part et se dirigea tout droit vers moi. Une fois l'objectif atteint, elle se mit comme le plus naturel du monde à m'enlever les feuilles de mes cheveux. Son geste était si léger et calme qu'on aurait dit une caresse. Au début elle ne me regarda pas, mais finalement nos regards se croisèrent et je découvris derrière cette crinière de lionne de beaux yeux bruns chaleureux (les miens étaient nettement plus foncés). Son teint se rapprochait fortement du miens, elle dégageait une air très latino et elle ne semblait pas plus âgée que moi.

Cette rencontre un improbable m'étonna quand même fortement. je veux dire par là: quelles sont les chances de tomber en pleine forêt au début de la soirée sur une jeune fille en train de vous caresser les feuilles des cheveux?
En tout cas, ça eut pour effet de me faire taire direct et un autre doute affreux me vint à l'esprit: m'aurait-elle entendu jurer? Si tel était le cas, je n'avais plus qu'à creuser un petit trou et m'y réfugier pour le reste de ma vie.

Alors que j'étais en train d'observer ses yeux je finis enfin par me préoccuper du reste du visage et là....je compris. La demoiselle avait les tatouages typiques des novices. Contrairement à Démona ni même Lyna, son tatouage ne s'arrêtait qu'au croissant de lune, néanmoins il n'y avait pas de doute à ce que je me trouve bel et bien face à un être de la nuit....Du coup ça répond aussi à ma question du fait qu'il soit improbable de trouver une jeune fille ainsi en plein milieu d'une forêt. Ben si, quand on rencontre une novice, ce genre de truc est même tout à fait anodin. Du coup, si je ne me trompe pas, la maison de la nuit ne devait pas être bien loin puisque la forêt de blois jouxte leur domaine.

La jeune fille quant à elle n'avait encore toujours pas lever la parole, je décidais donc de le faire à sa place.

- Merci, je....enfin, je suis désolé de m'être emporté ainsi et si tu m'as entendu jurer...eh bien....en fait, je ne suis pas comme ça, je pensais juste que j'étais seul.

Je me grattais la tête, l'air mal à l'aise. L'attitude de la jeune novice était assez froide comparée à celle de Lyna et Démona, tout le monde n'était donc pas aussi ouvert avec les humains. J'étais pourtant décidé à ne pas me laisser faire et je voulais lui montrer que je n'étais pas le petit humain ignorant.

- Votre croissant de lune...Vous êtes une novice, non? Je connais quelques novices de votre école. Elles sont très sympas.
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Lun 20 Aoû - 6:54

Je ne quittais plus les yeux du garçon, lui non plus d’ailleurs jusqu’au moment où il brisa notre petit lien en observant le reste de mon visage. Je vis enfin une lueur étrange dans ses yeux lorsque ces derniers passèrent sur mon front. Il avait compris. Enfin.

- Merci, je....enfin, je suis désolé de m'être emporté ainsi et si tu m'as entendu jurer...eh bien....en fait, je ne suis pas comme ça, je pensais juste que j'étais seul.

Je penchais la tête sur le côté quand une légère brise fit virevolter nos cheveux. Les siens d’un brun trop sombre, les miens d’un châtain trop clair. Je ne répondis pas. Je n’avais rien à dire surtout si ce qu’il attendait était un : ce n’est rien.

- Votre croissant de lune...Vous êtes une novice, non? Je connais quelques novices de votre école. Elles sont très sympas.

Lorsque ces dernières paroles firent jetées, j’enlevais ma main de ses cheveux sans quitter son regard, maintenant différent. Maintenant, il me vouvoyer… A l’appelle des autres novices, des filles apparemment, je m’esclaffai nonchalamment en tournant la tête.

Que voulait-il dire par :elles étaient sympas… On aurait vraiment dit que nous étions différents. Trop différents. Du genre : nous, nous étions novices et tous pareils, tous à mettre dans le même sac. Certes, nous avions une marque sur le front, nos croyances avaient changé, petit à petit nous éprouvions une certaine attirance pour ce liquide rouge qu’on appelait le sang et bien entendu, nous vivions la nuit.

Mon visage toujours braqué vers le côté sombre de la forêt des Blois, je fermais fortement les yeux, me forçant à être plus compréhensible, plus douce. J’avais du mal pourtant. Je retournai mon visage vers le sien, j’étais bien trop proche de lui, mais je ne reculai pas. Dans le silence de la nuit, j’écoutai son souffle. Je ne sais pas s’il y avait une différence entre le souffle d’un novice et d’un humain, mais je trouvais cela agréable.

-Nous sommes comme les humains, il y a parmi nous, des gens sympas et d’autre pas. Je ne pense pas qu’on soit si différent de vous, du moins nous ne subissons que de légères modifications physiques, dis-je en désignant ma marque. Et puis le soleil et bien d’autres choses…mais nous restons ceux que nous avons toujours été…sympas… ou non.

Oui, bon il y avait des exceptions, moi j’en étais un par exemple. J’avais pu être la jeune fille la plus heureuse du monde menant la vie banale d’une femme auparavant, la transformation m’avait changé. Enfin, c’était plus mes parents qu’autre chose, la perte de ma mère et le rejet de mon père. Bref. Je n’avais pas envie de repenser à ça, je n’étais pas sur de vouloir parler, mais je ne voulais plus être seule. Parce qu’à chaque fois que j’étais seule, je repensais à des choses que j’aurais dû oublier depuis longtemps…

Il y eut un nouveau silence, cette fois plus court que l’autre car je décidais de mettre fin à ce moment. J’observais souvent le garçon, lui et son jean déchiré. Mon regard s’était parfois attardé sur sa blessure mais je le déviais rapidement même si en première année, je ne risquais rien.

-Tu t’es blessé….

Oui, une petite éraflure ou un truc du genre, en tout cas, le sang ne s’arrêtait pas de couler. Je ne savais pas pourquoi, mais finalement, je posais mon regard sur la blessure en espérant inquiéter le jeune homme. J’espérais qu’il ne soit pas au courant de l’inexpérience des premières années dans la soif de sang, sinon, j’aurais l’air bien étrange. Je replongeais dans son regard sombre, observait de nouveau le sang s’écouler et tomber sur la terre humide de l’endroit.

Après un petit moment, j’arrêtais mon petit jeu et relevais la tête. Une question m’étais venue à l’esprit. Une question simple, mais qui éveillait ma curiosité. J’aurais dut la poser depuis le début, mais je ne l’avais pas fait car face à lui, c’est comme si je n’avais pas besoin de parler. Je fronçai les sourcils, loin de moi l’idée de vouloir paraître méchante ou agressive, mais laisser lire sur mon visage mon incompréhension, ma froideur par contre, c’était autre chose, je n’y pouvais rien, on la lisait tout le temps dans mes yeux.

-Que fais-tu ici, dis-moi ?
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Lun 20 Aoû - 10:59

Qu'avais-je dit?

La jeune fille s'esclaffait, comme une légère moquerie pour un gamin qui ne semblait rien y connaître. J'avais du mal à comprendre, car je ne voyais vraiment pas ce qu'il y avait de drôle.
Elle cessa d'enlever les feuilles de mes cheveux et se retourna, son visage maintenant braqué sur le coin le plus sombre de la forêt.

Je ne savais pas trop ce qui se passait dans la tête de cette jeune demoiselle, ce qui était sûr c'était que ça n'allait pas être aussi simple qu'avec les autres. Je haussais les épaules et entreprit de m'enlever les dernières feuilles restantes dans ma crinière.
Je ne devais pas avoir l'air très net avec cet aspect d'homme sauvage et je ne savais pas comment expliquer à Gran cette déchirure dans mon pantalon. Je me baissais pour prendre le petit sachet contenant les plantes récoltées. Par chance, elles n'avaient subi aucun dégât, j'avais lâché le sachet à temps, m'empêchant ainsi de tomber dessus et de les écraser.

La jeune novice m'ignora pendant tout ce temps, je ne savais pas trop ce que je lui avais fait pour mériter un tel traitement. Si je l'embêtais à ce point, pourquoi ne pas partir? Décidément, je ne comprenais rien aux femmes.

Mais contre toute attente, elle finit par se retourner vers moi. Son visage était vraiment près du mien, décidément, cela devenait une habitude. Elle ne disait rien pendant quelques petites minutes, mais je finis par reculer légèrement, cette proximité m'intimidant un peu.

-Nous sommes comme les humains, il y a parmi nous, des gens sympas et d’autre pas. Je ne pense pas qu’on soit si différent de vous, du moins nous ne subissons que de légères modifications physiques; Et puis le soleil et bien d’autres choses…mais nous restons ceux que nous avons toujours été…sympas… ou non.

Elle avait insisté sur le mot "sympa". C'était donc ça? Cela l'avait agacé que je puisse trouver certaines novices sympas? Encore une fois, j'avais vraiment du mal à comprendre la logique. C'était la vérité, c'étaient des chouettes filles et pratiquement des amies pour moi, et au fond, j'étais persuadé que cette jeune fille ici présente pouvait être tout aussi sympa. J'acquiesça de la tête pour montrer que je l'avais compris. J'estimais qu'il était inutile de répondre à ça, alors je me tus et nous nous re-observâmes pendant un tout petit instant.

-Tu t’es blessé….

Je baissais mon regard vers mon genoux. L'éraflure était moche, je ne sais pas comment je m'y suis pris, mais j'ai dû rester accroché quelque part. La blessure n'arrêtait pas de saigner, même si ce n'était pas vraiment en abondance. La douleur, elle en tout cas, était plus que présente. La novice observa ma blessure...un peu trop à mon goût. Que cherchait-elle à prouver? Qu'elle pourrait m'attaquer et me vider de mon sang? Mais j'étais confiant, mes rencontres précédentes avec d'autres novices m'avaient fortifié et j'avais déjà eu une aventure similaire où une novice avait faim. Je n'étais donc pas inquiet, je savais qu'ils étaient capables de se contrôler.

- Oui, en tombant... mais je te fais confiance, tu arriveras déjà à te contrôler.

Je décida de la tutoyer. Il n'y avait rien de provoquant dans mon attitude, juste une manière pour lui montrer que je savais dans quel pétrin je m'étais fourré et que malgré mon attitude sympa, j'étais quand même pas le gars à prendre pour une quiche.

Elle finit par me demander ce que je faisais ici. C'était raisonnable. Contrairement à elle, j'avais encore moins à foutre ici. Cette fille m'était un mystère et j'avais du mal à la percer. J'avais entre outre l'impression qu'elle essayait d'être plus "conviviale", mais son regard était encore imprégné de froideur. Son attitude finit par me rappeler un souvenir vécu déjà il y a quelques années au temps où je vivais encore chez mes grands-parents amérindiens. Mes parents étant des gens d'affaires, ils ne cessent de voyager autour du monde et on me laissa déjà fort tôt sous la protection de mes grands-parents. Je ne m'en suis jamais vraiment plains, c'était tout simplement ma vie et je l'acceptais, après tout je savais que mes parents m'aimaient.
Mon grand-père étant un "homme médecin" (une sorte de chamans), il se rendit un jour avec moi dans une des casernes des indiens où on lui sermonna de soigner une jument. Elle était d'origine sauvage et ne se laissait que rarement approcher. L'attitude de cette jument me rappelait donc l'attitude de cette jeune novice. Sceptique et imprévisible, mais cette jument avait souffert d'où le manque de confiance qu'elle accordait aux hommes. Mon grand-père l'avait abordé avec une douceur extrême, il s'était plié à ses volontés, l'avait traité avec respect d'égal à égal et elle avait fini par se laisser soigner. Quant à moi, j'étais perché en retrait, observant la scène mêlé de fascination et d'incompréhension.
Il était étrange que je puisse maintenant me souvenir de cette scène, alors que je n'étais qu'un tout petit garçon et que ma vie ici à Blois était bien différente.

- Je suis lycéen ici à Blois. Mon grand-père tient l'herboriste de la ville, la seule en fait. Peut-être que tu en as déjà entendu parler? nous ne vivons pas loin de cette forêt et de votre école. Aujourd'hui, je devais récolter quelques plantes sauvages.

Je levais mon sachet remplis de feuilles.

- Au fait, je me nomme Achak Haven et je suis désolé si je t'ai offensé en désignant d'autres novices comme sympas. Ce sont mes amies, mais j'avoue ne pas encore connaître tant de novices que ça pour les mettre tous dans un même sac. Je sais que vous êtes tous différents....en tout cas toi, tu l'es.
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MessageSujet: Re: Rencontre mouvementée (pv.Lune)   Mer 22 Aoû - 5:32

- Je suis lycéen ici à Blois. Mon grand-père tient l'herboriste de la ville, la seule en fait. Peut-être que tu en as déjà entendu parler? Nous ne vivons pas loin de cette forêt et de votre école. Aujourd'hui, je devais récolter quelques plantes sauvages.

Je hochais la tête à l’appelle de l’herboriste. J’en avais entendu parler et avait voulu y aller juste après qu’ils nous eurent donné cette interdiction de sortir de l’établissement durant la journée. Je n’avais pas du tout aimé cette nouvelle règle. Certes, il y avait eu des meurtres horribles, mais maintenant on subissait l’inquiétude des enseignants.

- Au fait, je me nomme Achak Haven et je suis désolé si je t'ai offensé en désignant d'autres novices comme sympas. Ce sont mes amies, mais j'avoue ne pas encore connaître tant de novices que ça pour les mettre tous dans un même sac. Je sais que vous êtes tous différents....en tout cas toi, tu l'es.

Je prenais ses derniers mots comme un compliment, même si s'en était pas forcément un...Achak. Un nom particulier, original et j’aimais tout ce qui était : unique. C’était exactement comme Akasha, j’aimais beaucoup son prénom car il la représentait, c’était son nom, c’était elle. Le mien était plus symbolique qu’autre chose, il appartenait à la nouvelle moi.

Face à ses excuses, je soupirai puis relevais les yeux vers les siens. Je m’approchai d’un pas pour revoir ses pupilles sombres brillé sous la lumière lunaire, mais pas aussi près que tout à l’heure.
Je réfléchis un instant. Si les filles qu’il avait rencontré s’était montré sympas (surement parce qu’elles l’étaient) c’était normal qu’il me voit différente vu que je me faisais froide, distante…

Je ne parlais pas beaucoup non. Je me contentais d’observer, et même si mes yeux restaient toujours aussi froids, au fond certains pouvaient réussir à les comprendre.

-Achak…Arrête de t’excuser.

Ma voix s’était faite plus douce et ça naturellement. Je me rendais compte de ma distance et de ma nonchalance, mais j’avais voulu changer, mais ça faisait partie de moi maintenant.

-En réalité, c’est moi qui devrais le faire, mais je ne pense pas réussir à changer en moi ce qui déplait aux autres… Je suis Lune.

Je pris doucement le bouquet de plantes et observai toutes sortes de plantes dont j’aurais pu connaître le nom. Tout en continuant de l’examiner, je continuai de parler après un bref silence.

-Je n’ai pas le droit de venir là. Pas à cette heure-ci en tout cas…

Tout de suite après, je vérifiais si quelqu’un ne s’était pas mis à mes trousses. Avec les vampires et toutes leurs connaissances, on ne pouvait pratiquement rien leur cacher, il fallait donc toujours se méfier.

- Enfin, je ne sais pas pourquoi je dis ça. Même si j’étais tombé sur toi au beau milieu de la nuit…

« Je ne me serais pas faîte plus gentille… »

Je voulus continuer sur ma lancée, mais je me retins soudain. Je n’avais pas à m’expliquer et j’ignorai pourquoi je le faisais. Pour se faire pardonner ? Mais à quoi bon hein ? Dès que nous nous serions quitté, ce garçon m’oublierait en un rien de temps avec le souhait de ne jamais plus me revoir, puis il retrouverait ses copines novices sympas.
Je murmurai un bref en retournant la tête. La nuit était tombée et le jeune homme ne tarderait pas à rentrer, pourtant je redoutais ce moment. Le moment où je serais seule à nouveau.

Mais je ne trouvais rien à dire. Je fronçai les sourcils, me trouvant idiote. Lorsque je serais seule, je pourrais faire de la guitare (celle-ci était toujours posée contre le tronc de l’arbre voisin) sous le croissant de lune argenté, mais même si cette idée me comblait de joie d’habitude, j’avais peur que tout ça ne se répète. J’étais effrayée par tellement de chose que je ne connaissais plus la vrai raison de mes craintes. Souvent, trop souvent, je me contentais de mettre ma tête dans les bras, mes jambes repliées sur moi-même et je fermais les paupières le plus fort possible, jusqu’au moment où je croyais avoir oublier tout mon effroi…Mais, je ne l’oubliais jamais… Je me formais une carapace avec laquelle les gens me pensaient incapable de souffrir. Et si cette armure s’était crée c’était pour la simple raison qu’il m’avait fait du mal. Et se faire jeter faisait d’autant plus mal quand la personne en question était celui qui vous avait donné la vie…

Et puis, je ressentais tant de haine que j’avais presque peur de rater ma transformation et de ne plus avoir l’occasion de me venger. Car, oui c’était mal, mais je me vengerai.

Lorsque je revins à moi, je me rendis compte que mes poings étaient serrés à en faire
blanchir fortement mes phalanges, puis je la sentis rouler sur ma joue. Je ne me détournais pas du garçon, j’étais comme paralysée me trouvant de plus en plus idiote. Pleurer. Ça m’arrivait trop souvent ces derniers temps. Je pleurais pour des souvenirs, des rêves et la fin. Ma fin.

-Désolée.
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